no patents on beer! — Brief ans Ministerium

No patents on beer!

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Jetzt Brief an Bundesrätin Sommaruga schicken und mithelfen, Patente auf Pflanzen & Tiere, auf Weizen & Brot und Bier zu verhindern!

[Version francaise en bas]

Sehr geehrte Frau Bundesrätin Sommaruga,

Wir brauchen wirksame Verbote im Europäischen Patentrecht!

Das Europäische Patentamt (EPA) hat trotz bestehender Verbote bereits über 100 Patente auf Tomaten und Brokkoli, auf Gerste und Bier erteilt. Jetzt müssen die europäischen Regierungen im Verwaltungsrat des Europäischen Patentamtes dafür sorgen, dass dieser Missbrauch des Patentrechtes gestoppt wird. Es dürfen keine weiteren Patente auf Pflanzen und Tiere aus konventioneller Zucht erteilt werden.

Die aktuellen Patente der Firmen Carlsberg und Heineken zeigen, wie das Patentamt, die Industrie und Patentanwälte die rechtlichen Grauzonen gezielt nutzen, um die bestehenden Verbote zu umgehen: Die angebliche „Erfindung“ beruht auf zufälligen Mutationen im Erbgut der Gerste, wie sie in der konventionellen Züchtung oft genutzt werden. Die Verwendung der Gerste soll das Bierbrauen vereinfachen und billiger machen, das Bier soll zudem länger haltbar sein.

Die Reichweite der Patente ist ungeheuerlich: Die Patente erstrecken sich auf Braugerste, das Brauen von Bier und das Bier selbst. Zudem umfasst das Patent alle Gerstenpflanzen mit diesen Eigenschaften, unabhängig davon, wie sie gezüchtet wurden. Die Brauereikonzerne können so andere Züchter daran hindern, eine noch bessere Gerste zu züchten. So weiten die Konzerne ihre Marktmacht weiter aus – zum Schaden von Landwirten, Züchtern, anderen Brauereien und den Konsumentinnen.

Geht es nach dem Willen des Europäischen Patentamtes, sollen derartige Patente auch in Zukunft erteilt werden. Dies zeigen aktuelle Prüfbescheide des Amtes. Dagegen dürfen nach Auffassung der EU nur Verfahren patentiert werden, bei denen per Gentechnik direkt in das Erbgut eingegriffen wird. Die Patentierung konventioneller Züchtung ist dagegen verboten.

Die Mitgliedsstaaten des Europäischen Patentübereinkommens (darunter die Schweiz) müssen jetzt im Verwaltungsrat des EPA dafür sorgen, dass diese Position der Bestandteil einer rechtlich verbindlichen Auslegungsregelung wird. Die Verbote müssen dabei so definiert werden,

Zudem darf sich die Reichweite von Gentech-Patenten nicht auf Pflanzen und Tiere erstrecken, welche mit konventionellen Verfahren gezüchtet wurden.

Wir bitten Sie, unser Anliegen bei den kommenden Verhandlungen im Rahmen des Europäischen Patentamtes einzubringen.

Mit freundlichen Grüssen,
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Madame la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga,

Nous avons résolument besoin d’un processus d’interdiction efficace en matière de droit des brevets européen !

L’Office européen des brevets (OEB), malgré les interdictions existantes, a déjà accordé plus d’une centaine de brevets sur des variétés de tomates, de broccoli, sur l’orge et la bière. Aujourd’hui, les gouvernements européens siégeant au Conseil d’administration de l’Office européen des brevets doivent agir immédiatement pour mettre un terme aux abus en matière de droit des brevets. A l’avenir, plus aucun brevet sur les plantes et les animaux issus d’un processus de sélection conventionnelle ne doit être accordé.

Les brevets actuels octroyés aux multinationales de la bière que sont Carlsberg et Heineken montrent que l’Office des brevets, l’industrie et les avocats spécialisés en matière de brevets utilisent à dessein les zones grises de la loi pour contourner les interdictions existantes. Ainsi, la prétendue « invention » mise en avant par ces compagnies repose en fait sur des mutations accidentelles du matériel génétique de l’orge, comme cela est souvent le cas dans les sélections conventionnelles. L’accès à l’orge par les brasseurs doit bien plutôt être simplifié et meilleur marché.

En outre, l’étendue des brevets accordée est très vaste : ceux-ci portent sur l’orge, mais aussi sur les méthodes de brassage et la bière elle-même. En outre le brevet comprend toutes les plantes d’orge ayant ces propriétés, indépendamment de la manière dont elles ont été sélectionnées. Les grands brasseurs peuvent ainsi empêcher d’autres sélectionneurs de sélectionner des orges de meilleure qualité. C’est ainsi que les grands groupes augmentent leur mainmise sur le marché, aux dépens des agriculteurs, des sélectionneurs, des autres brasseries et des consommateurs/trices.

Si c’est le sens dans lequel veut aller l’Office européen des brevets, de telles autorisations vont continuer à être accordés à l’avenir. Cela illustre en tout cas les certificats de contrôle actuellement appliqués par l’Office. Pourtant, selon la Commission de l’Union européenne, un brevet peut être accordé uniquement si la technologique génétique est intervenue directement sur le matériel génétique. Par contre, le brevetage de variétés ou d’espèces obtenues par sélection conventionnelle est interdit.

Les membres des Etats de la Convention sur le brevet européen (CBE), parmi lesquels la Suisse, doivent maintenant s’assurer auprès du Conseil d’administration de l’Office européen des brevets (OEB) que cette position fasse partie des règles interprétatives, juridiquement contraignantes. Les interdictions se définissent comme suit :

En outre, la portée des brevets accordés parce qu’ayant recouru à la technologie génétique ne doit pas s’étendre à des plantes et des animaux sélectionnés par des méthodes conventionnelles.

Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir faire état de nos préoccupations lors des futures négociations qui se dérouleront dans le cadre de l’Office européen des brevets.

Avec mes meilleures salutations,